Magazine Brune
Juillet - Août 2008
Édito
- Mon soutien-gorge m'a libérée
- L'usage du mot liberté a tellement été galvaudé que ce terme en a perdu de sa valeur et de sa symbolique. Pour preuve, l'abus qu'ont fait de façon systématique les médias féminins français en attribuant la libération des femmes à Yves Saint Laurent. En effet, s'il est incontestable que le maître de la couture et l'inventeur du prêt-à-porter a dépoussiéré la mode, dire qu'il a libéré la femme est abusif au regard de toutes les luttes que ces dernières ont dû mener pour leur meilleure acceptation dans la société, pour leurs droits divers et l'égalité avec les hommes.
- Comment, en effet, comparer la mobilisation pour la contraception au plaisir de porter une robe en jersey doublée de soie ? Comment associer la bataille contre le harcèlement sexuel, l'égalité des salaires, les violences conjugales à la beauté d'un ourlet plombé ou d'une échancrure au tombé parfait ? (...) Monsieur Saint Laurent était un très grand homme, qui a aussi porté au pinacle des mannequins noires, notamment la martiniquaise Mounia, la Guinéenne Katoucha ou la Sénégalaise Kéwé (...) . Même s'il n'a pas été suivi par les autres couturiers qui n'ont d'estime que pour le noir de leur popeline. Yves Saint Laurent était brillant, un artiste qui évoluait dans un univers concubin de l'art sans en être et avait la modestie de ne pas se tromper de combat.( ...)
Sommaire
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Mode
- Lingerie au parfum
- Sur la paille
- Pieds nus couture
Coiffure
C'est beau, c'est afro
Découverte
Saint-Martin et Marie-Galante, des fleurs jumelles
Décoration
Indigo, le bleu vivant